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PowerZ, le jeu d’éducation qui révolutionne le gaming éducatif

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PowerZ, la startup de l’Edtech qui propose un vrai jeu vidéo éducatif

Crédit image : PowerZ.

Depuis son lancement en 2020, PowerZ a su conquérir plus de 150 000 jeunes utilisateurs. Ce jeu d’éducation immersif figure parmi les pépites du marché de l’Edtech et entend mettre à profit le temps passé par les enfants sur les écrans. Décryptage d’un jeu qui cherche à réconcilier la technologie et l’éducation tout en restant fidèle à son principe de gratuité.

La vision d’un serial entrepreneur

L’idée de PowerZ est née pendant le confinement. Emmanuel Freund, un serial entrepreneur de la tech, réfléchit à une façon de rendre les écrans intelligents pour ses enfants qui ne cessent de les réclamer. Il imagine créer un jeu d’éducation aussi addictif qu’un Fortnite, capable de tuer dans l’œuf l’idée selon laquelle les écrans rendent bêtes.

Car la consommation numérique est exponentielle : selon l’étude ESTEBAN de Santé Publique France en 2020, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran dès leurs 2 ans. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45.

Le fondateur de Shadow (ex Blade, un service de cloud computing) a donc imaginé avec deux de ses collaborateurs, PowerZ, un jeu vidéo où les enfants peuvent apprendre tout en s’amusant dès leurs 6 ans. Un Zelda ou Fortnite scolaire, qui les plonge dans un monde féerique doublé d’une très forte expérience pédagogique. Et comme dans tout jeu, les enfants ont des quêtes à accomplir mais à travers des matières scolaires et extrascolaires comme les maths, le français, l’histoire, l’astronomie, la musique... Les exercices ne sont ni trop faciles pour l’enfant, pour le maintenir dans sa progression, ni trop difficiles pour ne pas le décourager.

“La technologie n’aime pas l’éducation, et l’éducation n’aime pas la technologie”

En 2020, Emmanuel Freund s’étonne que ce jeu n’existe pas encore. “Parce que la technologie n’aime pas l’éducation. Et parce que l’éducation n’aime pas la technologie”.

Selon la startup, la technologie rêve de moutons électriques, de brosses à dents qui parlent, d’aller sur Mars, de livraison à domicile ou de robots. Et dans l’éducation, l’écran n’est utilisé que “comme une super tétine culpabilisante. Le moyen d’être tranquille pendant un moment, mais qu’il faut essayer de limiter au maximum”, explique PowerZ sur son site.

L’objectif du jeu n’est pas de scotcher les enfants aux écrans mais de leur donner le plaisir d’apprendre, et d’éveiller l’envie de faire des choses à côté, comme un cours de yoga lorsqu’on quitte le jeu pour se détendre. Le partenariat avec l’éditeur Bayard offre par exemple le premier chapitre d’un livre , avec la possibilité de le commander physiquement pour donner le goût de la lecture. .

Doté d’une intelligence artificielle puissante, PowerZ s’adapte au niveau des enfants et personnalise leurs “quêtes” en fonction de leurs préférences et soft skills. Accompagné par des spécialistes du jeu vidéo, comme Romuald Capron d’Arkane Studio, et d’experts de la pédagogie (les éditeurs Bayard et Hachette), PowerZ est un fantasy game éducatif qui ne cesse de se développer. Les fondateurs proposent également aux parents de participer aux évolutions du jeu grâce à leurs retours d’expériences.

La gratuité pour philosophie

Pour les fondateurs, l’éducation doit être accessible à tous, sans exception. Le jeu est donc totalement gratuit, à l’instar des jeux les plus rentables de la planète. Le modèle du “free-to-play” commence à rapporter de l’argent avec les options payantes dans les boutiques virtuelles. PowerZ propose des accessoires et cosmétiques pour personnaliser l’avatar de l’enfant mais tout le jeu est disponible gratuitement. L’entreprise mise également sur le paiement libre, tablant sur le fait que 10 % des parents pourraient donner volontairement quelques euros par mois.

Cette philosophie de la gratuité part du principe que l’éducation doit être accessible à tous, sans conditions de revenus. Une expérimentation dans une école de Drancy a d’ailleurs vu des décrocheurs scolaires venir à l’étude uniquement pour jouer à PowerZ.

10 millions d’euros levés depuis sa création

En 2020, PowerZ avait levé 3 millions d’euros en amorçage afin de sortir le produit au milieu de l’année 2021, et d’enchaîner avec un second tour de table en juillet 2021 de 7 millions auprès de Bpifrance Digital Venture, RAISE Ventures, ainsi que Pierre Kosciusko-Morizet et Michaël Benabou.

Après un lancement du jeu réussi aux États-Unis, la startup espère de nouveau lever des fonds, entre 20 et 100 millions afin de financer son développement à l’international, confiait Emmanuel Freund pour Challenges il y a un peu moins d’un an.

Avec déjà 150 000 utilisateurs et un produit unique qui ne connaît pas de concurrence, PowerZ pourrait bien devenir une référence française du jeu éducatif partout dans le monde.


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Sommaire

  • La vision d’un serial entrepreneur
  • “La technologie n’aime pas l’éducation, et l’éducation n’aime pas la technologie”
  • La gratuité pour philosophie
  • 10 millions d’euros levés depuis sa création