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Quel salaire pouvez-vous vous verser selon votre statut juridique ?

Par Fabien Legrand

Publié le

Résumé AI
Quel salaire selon votre statut juridique ?

Crédit image : Unsplash

Quand on crée son entreprise, la question arrive très vite :
“Combien je peux me payer ?” Et la réponse dépend presque toujours… du statut juridique.

Micro-entreprise, SASU, EURL : chaque forme a ses règles, ses charges et ses impacts sur votre revenu réel.

Voici ce qu’il faut comprendre pour éviter les mauvaises surprises.

En micro-entreprise : un revenu simple, mais peu optimisable

La micro-entreprise fonctionne sur un principe très direct : vous payez des cotisations sur votre chiffre d’affaires encaissé, puis vous prenez ce qu’il reste.

Il n’y a pas de distinction entre bénéfice et salaire.
Vous ne pouvez pas arbitrer entre différentes formes de rémunération.

Concrètement :

  • les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires brut
  • vos dépenses ne sont pas réellement déduites
  • vous ne pouvez pas ajuster votre stratégie de rémunération

Cela rend le système simple et lisible. Mais plus votre activité grandit, plus cette absence d’optimisation peut devenir coûteuse.

La micro est idéale pour démarrer. Elle l’est moins lorsqu’on cherche à structurer un vrai revenu.

En EURL : une logique plus rentable à partir d’un certain niveau

En EURL, le dirigeant majoritaire relève du régime des travailleurs indépendants.
La différence majeure avec la micro est simple : les cotisations portent sur la rémunération réellement versée, et non sur le chiffre d’affaires total.

Autrement dit, vous pouvez :

  • déduire vos charges réelles
  • ajuster votre rémunération
  • optimiser la fiscalité de votre entreprise

Ce fonctionnement devient particulièrement intéressant lorsque l’activité génère un bénéfice confortable. La pression sociale est généralement plus faible qu’en SASU, ce qui permet souvent de conserver davantage de revenu net.

En revanche, la protection sociale reste plus limitée que celle d’un assimilé salarié.

En SASU : plus de protection, mais un coût plus élevé

En SASU, le président est assimilé salarié.
Cela signifie que s’il se verse un salaire, les cotisations sociales sont plus importantes que dans une EURL.

En contrepartie, la protection sociale est plus proche de celle d’un salarié classique.

La SASU permet également une grande flexibilité. Vous pouvez choisir de vous verser :

  • un salaire
  • des dividendes
  • ou une combinaison des deux

Cette souplesse séduit de nombreux créateurs, notamment lorsqu’ils anticipent une croissance ou souhaitent sécuriser leur situation personnelle.

Cependant, pour un entrepreneur qui cherche uniquement à maximiser son revenu net à court terme, la SASU peut s’avérer plus coûteuse.

Le bon statut dépend de votre objectif

Il n’existe pas de statut parfait universel.

La micro-entreprise privilégie la simplicité.
L’EURL favorise souvent la rentabilité.
La SASU offre davantage de protection et de flexibilité.

Le choix doit donc se faire en fonction de vos priorités :
maximiser votre revenu net, sécuriser votre protection sociale, ou conserver une gestion administrative légère.

La vraie question n’est pas “quel statut est le meilleur ?”
Mais plutôt : quel statut correspond à votre niveau d’activité et à vos objectifs personnels ?

Sommaire

  • En micro-entreprise : un revenu simple, mais peu optimisable
  • En EURL : une logique plus rentable à partir d’un certain niveau
  • En SASU : plus de protection, mais un coût plus élevé
  • Le bon statut dépend de votre objectif
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