La célèbre verrerie française Duralex échappe une nouvelle fois à la disparition. Mercredi 14 octobre 2026, le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’offre de reprise portée par Cédric Meston, entrepreneur notamment connu pour avoir repris Tupperware France. Le projet prévoit le maintien de 155 emplois et mobilise 16 millions d’euros pour relancer l’activité industrielle.
Duralex reprise par l’entrepreneur Cédric Meston
C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre pour Duralex. Placée en redressement judiciaire le 1er juin 2026, la célèbre entreprise française spécialisée dans la fabrication de verre trempé vient de trouver un repreneur. Le tribunal de commerce d'Orléans a retenu l'offre de l'entrepreneur Cédric Meston, présentée par l'intermédiaire de sa holding Tomé.
Âgé de 32 ans, Cédric Meston s'est notamment fait connaître en cofondant HappyVore, une entreprise spécialisée dans les alternatives végétales à la viande. Il s'est ensuite orienté vers la reprise de sociétés en difficulté, avec notamment le rachat de Tupperware France en 2025.
Pour Duralex, son projet a été préféré à celui du groupe industriel Carlesimo, également candidat à la reprise. L'offre retenue prévoit de conserver 155 salariés sur les quelque 220 que comptait encore l'entreprise, contre 129 emplois dans le projet concurrent.
Si cette décision permet de préserver plus de 70 % des effectifs, elle implique néanmoins la suppression d'environ 65 postes. Une situation particulièrement difficile pour les salariés de l'usine historique de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, déjà confrontés à plusieurs restructurations ces dernières années.
Un plan de financement de 16 millions d'euros pour relancer la verrerie
Le projet de reprise s'appuie sur une enveloppe financière de 16 millions d'euros, destinée à assurer la continuité de l'activité et à engager la transformation industrielle de Duralex.
Sur ce montant, 10 millions d'euros proviennent de financements privés, tandis que 6 millions d'euros correspondent à des soutiens publics, comprenant notamment des prêts de collectivités territoriales et des financements de l'État.
Parmi les investisseurs associés à l'opération figure également Xavier Niel, fondateur d'Iliad, à travers sa holding NJJ Capital.
Au-delà de cet apport financier, Cédric Meston souhaite revoir en profondeur le fonctionnement de l'entreprise. Le projet prévoit notamment d'adapter les volumes de production aux ventes réelles, de développer de nouvelles gammes de produits et de repenser la stratégie commerciale de la marque.
Silham El Kasmi, ancienne cadre de Saint-Gobain et de Saur, prend par ailleurs la direction générale de Duralex. Elle aura notamment pour mission d'accompagner le redressement opérationnel et industriel du fabricant.
Cette nouvelle organisation doit permettre à l'entreprise de retrouver un modèle économique viable, alors que ses difficultés financières se sont multipliées au cours des deux dernières décennies.