Créer son entreprise fait rêver. La liberté, l’indépendance, la promesse d’un projet “à soi”.
Pourtant, la réalité est bien plus brutale : une grande partie des entrepreneurs arrêtent dès la première année.
Non pas parce qu’ils sont incompétents, mais parce que l’entrepreneuriat est souvent idéalisé… et mal compris.
Un choc entre attentes et réalité
Beaucoup se lancent avec une vision faussée :
- Gagner rapidement de l’argent
- Travailler moins
- Être libre de son temps
La réalité est souvent l’inverse :
- Revenus instables
- Heures de travail élevées
- Stress permanent
Ce décalage crée une désillusion rapide, parfois violente.
Le manque de clients, première cause d’abandon
L’erreur la plus fréquente : croire que les clients viendront “naturellement”.
En réalité :
- Trouver des clients prend du temps
- Vendre est une compétence à part entière
- Un bon produit ne se vend pas tout seul
Sans chiffre d’affaires suffisant, la motivation s’effondre rapidement.
Une pression financière sous-estimée
La première année est souvent fragile :
- Peu ou pas de salaire
- Charges fixes à payer
- Trésorerie tendue
Beaucoup d’entrepreneurs tiennent quelques mois… puis réalisent que la pression financière est trop lourde, surtout quand il y a un foyer ou des responsabilités derrière.
La solitude de l’entrepreneur
Entreprendre, c’est souvent être seul :
- Seul pour décider
- Seul face aux doutes
- Seul face aux erreurs
Sans entourage entrepreneurial ou soutien extérieur, le moral peut chuter très vite.
La solitude est un facteur d’abandon largement sous-estimé.
Un manque de préparation
Beaucoup se lancent sans réellement savoir :
- Comment vendre
- Comment gérer la trésorerie
- Comment fixer des prix
- Comment anticiper les charges
L’entrepreneuriat n’est pas seulement une idée, c’est un métier.
Sans bases solides, les erreurs s’accumulent rapidement.
Une charge mentale permanente
La première année, tout repose sur une seule personne :
- Production
- Prospection
- Administratif
- Communication
- Gestion
Cette accumulation mène souvent à :
- Fatigue
- Stress chronique
- Découragement
Certains abandons sont en réalité des burn-outs précoces.
L’échec est encore trop mal perçu
Abandonner est souvent vécu comme un échec personnel.
Résultat :
- Honte
- Culpabilité
- Silence
Alors que dans les faits, arrêter peut être une décision rationnelle, pas un aveu d’incompétence.
Peut-on éviter l’abandon la première année ?
Pas toujours, mais on peut réduire les risques :
- Tester son idée avant de se lancer
- Anticiper financièrement
- Se faire accompagner
- S’entourer
- Accepter que tout prenne du temps
La patience est une compétence clé de l’entrepreneuriat.
Ce qu’il faut retenir
- Beaucoup abandonnent dès la première année
- Le problème n’est pas l’idée, mais la réalité du terrain
- Le manque de clients et la pression financière sont centraux
- La solitude joue un rôle majeur
- Abandonner n’est pas forcément échouer







