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SAS, EURL ou SARL : quel statut choisir en 2026 ?

Par Michel Mothier

Publié le

Résumé AI
SAS, EURL ou SARL : quel statut choisir en 2026 ?

Crédit image : unsplash

Choisir un statut juridique reste l’une des décisions les plus structurantes lors d’une création d’entreprise. En 2026, la question revient systématiquement : SAS, EURL ou SARL ?
Derrière ces trois formes juridiques se cachent des différences importantes en matière de charges sociales, de fiscalité, mais aussi de protection du dirigeant et de perspectives d’évolution. Le bon choix dépend avant tout de votre situation personnelle et de vos objectifs.

La SAS : un statut taillé pour la flexibilité et la croissance

La SAS continue de séduire en 2026, notamment chez les entrepreneurs qui envisagent une évolution rapide de leur activité. Sa principale force réside dans la liberté laissée aux associés pour organiser la gouvernance de l’entreprise.

Le dirigeant d’une SAS bénéficie du statut d’assimilé salarié. Concrètement, cela signifie une protection sociale proche de celle d’un salarié classique, mais aussi des cotisations sociales élevées sur la rémunération. En revanche, les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales, ce qui peut devenir intéressant lorsque l’entreprise génère des bénéfices.

Sur le plan fiscal, la SAS est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, avec la possibilité, sous certaines conditions, d’opter temporairement pour l’impôt sur le revenu.
La SAS est donc particulièrement adaptée aux projets qui visent la croissance, l’entrée d’investisseurs ou une structuration évolutive. En contrepartie, elle peut s’avérer coûteuse si le dirigeant se rémunère principalement par un salaire.

L’EURL : une structure simple pour entreprendre seul

L’EURL correspond à une SARL avec un associé unique. En 2026, elle reste un choix privilégié pour les entrepreneurs qui se lancent seuls et souhaitent garder une maîtrise fine de leurs charges.

Le gérant d’une EURL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS). Les cotisations sociales sont plus faibles que dans une SAS, ce qui permet de dégager davantage de revenu net à court terme. En contrepartie, la protection sociale est plus limitée, notamment en matière de retraite ou de couverture maladie.

Fiscalement, l’EURL est soumise par défaut à l’impôt sur le revenu, avec la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés. Cette flexibilité permet d’adapter la fiscalité à l’évolution des revenus.
L’EURL est souvent choisie par les freelances, consultants ou entrepreneurs individuels qui recherchent une structure simple, stable et économiquement optimisée.

La SARL : un cadre rassurant pour les projets à plusieurs

La SARL reste en 2026 une valeur sûre, notamment pour les projets impliquant plusieurs associés ou un cadre familial. Son fonctionnement est plus encadré par la loi que celui d’une SAS, ce qui offre un cadre juridique sécurisant.

Le statut social du dirigeant dépend de sa position dans le capital. Un gérant majoritaire relève du régime TNS, tandis qu’un gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié. Cette distinction permet d’adapter les charges et la protection sociale selon la répartition du capital.

Par défaut, la SARL est soumise à l’impôt sur les sociétés, avec une option possible pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions.
La SARL est souvent privilégiée pour des projets durables, à plusieurs associés, où la stabilité et la clarté des règles priment sur la flexibilité.

Quel statut est le plus adapté en 2026 ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Le choix entre SAS, EURL et SARL dépend essentiellement de votre situation personnelle, de votre mode de rémunération et de vos ambitions.

Un entrepreneur seul, soucieux de limiter ses charges, s’orientera souvent vers l’EURL. Un projet à plusieurs associés privilégiera généralement la SARL pour sa stabilité. Enfin, les projets à fort potentiel de croissance ou nécessitant de la flexibilité choisiront plus naturellement la SAS.

Avant de trancher, il est essentiel de réfléchir à votre rémunération, à votre besoin de protection sociale et à l’évolution envisagée de votre entreprise. C’est souvent là que se joue la différence entre un statut simplement “correct” et un statut réellement adapté.

Sommaire

  • La SAS : un statut taillé pour la flexibilité et la croissance
  • L’EURL : une structure simple pour entreprendre seul
  • La SARL : un cadre rassurant pour les projets à plusieurs
  • Quel statut est le plus adapté en 2026 ?
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