C'est un séisme dans l'écosystème de la tech mondiale. Yann LeCun, pionnier de l'IA et prix Turing, quitte Meta pour lancer AMI Labs. Avec un tour de table d'un milliard de dollars sans le moindre produit commercialisé, le projet parisien redéfinit les ambitions de la deeptech européenne.
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Voir les documents disponiblesUne levée de fonds record pour un "tricératops" de la tech
Le 10 mars 2026 restera comme une date historique pour l'IA française. Advanced Machine Intelligence Labs (AMI Labs) a officialisé une levée de fonds de 1,03 milliard de dollars (environ 890 millions d'euros) en amorçage. Cette opération, l'une des plus importantes au monde à ce stade, valorise la structure à 3,5 milliards de dollars.
Yann LeCun, non sans humour, qualifie sa structure de « tricératops », une licorne qui a triplé de volume avant même sa naissance officielle. Le tour de table réunit des géants comme Nvidia, Samsung, Toyota, ainsi que les fonds de Jeff Bezos et Xavier Niel.
Au-delà des LLM : le pari des World Models
Alors que la Silicon Valley reste focalisée sur les grands modèles de langage (LLM) comme ChatGPT, Yann LeCun persiste et signe : le texte seul ne suffit pas à créer une intelligence de niveau humain. AMI Labs se concentre sur le développement de "World Models" (modèles du monde).
Ces systèmes apprennent à partir de flux vidéo et de données sensorielles pour comprendre les lois de la physique, planifier des actions et raisonner. L'objectif est de sortir l'IA des boîtes de dialogue pour l'intégrer efficacement dans le monde physique, notamment pour la robotique de pointe.
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Voir les documents disponiblesParis, nouvel épicentre mondial de l'intelligence artificielle
En installant son siège social à Paris, AMI Labs confirme l'attractivité de la capitale française, déjà portée par le succès de Mistral AI. L'équipe, dirigée par Alexandre Lebrun (fondateur de Nabla et ancien de Meta), rassemble des talents issus de FAIR, Google et OpenAI.
Bien que des bureaux ouvrent à New York, Montréal et Singapour, c'est depuis la France que Yann LeCun entend mener sa "révolution de la dissidence" technologique. Aucun produit n'est attendu avant plusieurs mois, la priorité étant donnée à la recherche fondamentale et à l'acquisition de puissance de calcul massive.






