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Inbolt lève 11 millions d’euros et vise les data centers

Inbolt lève 11 millions d’euros et vise les data centers

Crédit image : Inbolt

La startup française Inbolt vient de lever 11 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs. Après avoir déployé sa technologie de vision 3D auprès de grands groupes industriels comme Stellantis, Toyota ou Ford, l’entreprise veut désormais renforcer sa présence internationale et adresser de nouveaux marchés, notamment les data centers et l’industrie électronique.

Une levée de 11 millions d’euros pour accélérer à l’international

Inbolt poursuit son changement d’échelle. La startup parisienne a annoncé le 30 septembre 2026 une nouvelle levée de fonds de 11 millions d’euros, menée par le fonds Shift4Good. Bridges Climate Transition Partners rejoint également l’opération, tandis que BNP Paribas Développement et Ora Global, déjà présents au capital, participent à nouveau au financement. Cette nouvelle opération porte à 30 millions d’euros le montant total levé par l’entreprise depuis sa création.

Les fonds doivent notamment permettre à Inbolt d'accélérer son développement hors d'Europe. La société a ouvert en 2026 un bureau à Detroit, au cœur de l’industrie automobile américaine, et prévoit désormais de renforcer sa présence en Amérique du Nord ainsi que dans la région Asie-Pacifique.

Cette opération intervient deux ans après une précédente levée de 15 millions d’euros réalisée en septembre 2024. Ce tour de table, alors mené par Exor Ventures avec notamment Bpifrance, MIG Capital, SOSV et BNP Paribas Développement, avait porté les financements cumulés d'Inbolt à 20 millions d’euros. À l’époque, sa technologie équipait un peu plus de 20 sites industriels.

Inbolt veut rendre les robots industriels capables de s’adapter en temps réel

Fondée en 2019 par Rudy Cohen, Albane Dersy et Louis Dumas, Inbolt développe une technologie destinée à améliorer la capacité d'adaptation des robots industriels. Son objectif n'est pas de fabriquer de nouveaux bras robotisés, mais d'ajouter une couche de vision et d'intelligence aux équipements déjà utilisés dans les usines.

Sa plateforme combine des caméras 3D avec des modèles d'intelligence artificielle capables de déterminer la position des pièces et d'adapter en temps réel la trajectoire d'un robot. Le système peut ainsi compenser les variations rencontrées sur une ligne de production sans nécessiter le positionnement parfaitement identique de chaque pièce.

La solution est conçue pour fonctionner avec plusieurs des principaux constructeurs de robots industriels, parmi lesquels FANUC, ABB, KUKA, Yaskawa, Comau ou Universal Robots. Cette compatibilité permet notamment aux industriels d'équiper des installations existantes plutôt que de remplacer intégralement leurs cellules robotisées.

Pour Inbolt, l'enjeu consiste donc à rendre les lignes automatisées plus flexibles. Les robots industriels traditionnels réalisent efficacement des opérations répétitives, mais restent fortement dépendants d'un environnement prédéfini. Un déplacement de pièce, une usure d'outillage ou une variation du processus peut suffire à provoquer un arrêt ou une erreur. La société cherche à limiter cette rigidité en permettant au robot de prendre en compte son environnement pendant l'exécution de sa tâche.

Après l’automobile, Inbolt cible les data centers et l’électronique

La nouvelle levée doit également permettre à Inbolt de réduire sa dépendance au marché automobile. La startup identifie désormais deux nouveaux relais de croissance prioritaires : la fabrication électronique et les data centers.

Avec 30 millions d'euros levés depuis sa création et des déploiements revendiqués auprès de plusieurs grands groupes industriels mondiaux, la société entre désormais dans une phase davantage tournée vers l'internationalisation et la multiplication des cas d'usage. Les 11 millions d'euros nouvellement levés doivent lui permettre de vérifier si la croissance obtenue dans l'automobile peut désormais être reproduite dans d'autres industries.

Sommaire

  • Une levée de 11 millions d’euros pour accélérer à l’international
  • Inbolt veut rendre les robots industriels capables de s’adapter en temps réel
  • Après l’automobile, Inbolt cible les data centers et l’électronique