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Schneider Electric investit 150 M€ et ferme une usine

Schneider Electric investit 150 M€ et ferme une usine

Crédit image : Schneider Electric

Schneider Electric engage une importante réorganisation de son outil industriel français. Le groupe prévoit d’investir 150 millions d’euros, notamment dans un nouveau site à Évreux, mais fermera parallèlement son usine de Chasseneuil-du-Poitou en mars 2028. Ses 145 salariés sont concernés par cette restructuration.

Un investissement de 150 millions d’euros en France

Schneider Electric veut renforcer sa compétitivité industrielle dans l’Hexagone. Le spécialiste français de la gestion de l’énergie et de l’automatisation a annoncé un programme d’investissement de 150 millions d’euros accompagné d’une réorganisation de plusieurs de ses implantations françaises.

Une grande partie du projet concerne Évreux, dans l’Eure. Schneider Electric prévoit d’y construire un nouveau site destiné à regrouper des activités de production ainsi que des compétences en recherche et développement actuellement réparties sur trois implantations normandes.

Selon la ville d’Évreux, l'implantation doit prendre place sur le parc d'activités du Long Buisson 3. À terme, plus de 1 000 emplois pourraient être réunis sur le site, dont environ 700 CDI. Il ne s’agit toutefois pas uniquement de créations de postes, une partie des effectifs devant provenir du transfert de salariés travaillant actuellement sur d’autres sites du groupe.

Cette nouvelle implantation doit permettre à Schneider Electric de concentrer davantage certaines de ses activités et d’adapter ses capacités industrielles aux marchés actuellement portés par l’électrification et la numérisation.

L’usine de Chasseneuil-du-Poitou fermera en 2028

Cette réorganisation s’accompagne cependant de la fermeture d’un autre site français. L’usine Schneider Electric de Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne, doit cesser son activité en mars 2028.

Implanté dans la commune depuis 2005, le site emploie actuellement 145 salariés. Il produit notamment des équipements électriques destinés aux marchés résidentiels. Sa production doit être transférée vers d’autres implantations du groupe, principalement vers l’usine de Dijon.

Un plan de sauvegarde de l’emploi doit être engagé. Schneider Electric prévoit de privilégier les reclassements internes et de proposer au minimum deux possibilités de reclassement aux salariés concernés, avec la possibilité de mettre en place des dispositifs de requalification professionnelle.

Schneider Electric veut gagner en compétitivité

Le groupe justifie cette transformation de son organisation industrielle par des évolutions différentes selon ses marchés.

Les activités liées à l’électrification et à la numérisation continuent de bénéficier d’une demande soutenue. À l’inverse, certains marchés industriels plus matures font face à une stagnation ou à une baisse des volumes, ainsi qu’à une forte pression sur les prix.

Schneider Electric cherche ainsi à concentrer davantage ses moyens de production pour réduire ses coûts et augmenter ses capacités sur les segments présentant les perspectives de croissance les plus importantes.

Le groupe poursuit donc deux mouvements parallèles en France : renforcer ses investissements dans les activités liées à l’électrification et au numérique, tout en rationalisant certaines implantations positionnées sur des marchés devenus plus difficiles.

Sommaire

  • Un investissement de 150 millions d’euros en France
  • L’usine de Chasseneuil-du-Poitou fermera en 2028
  • Schneider Electric veut gagner en compétitivité