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Réemploi des contenants en verre : Bout’ à Bout’ lève 7,3M€

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Bout’ à Bout’, la start-up de réemploi du verre, lève 7,3 M€

Crédit image : Le Vigneron du Val de Loire

La start-up Bout’ à Bout’ vient de lever 7,3 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs afin d’industrialiser le réemploi du verre dans les régions du Grand Ouest. Ses ambitions ? Réduire l’impact environnemental du verre, créer de l’emploi en France et proposer une solution à la pénurie de matières premières pour les producteurs.

Bout’ à Bout’ réinstaure la consigne pour réduire les émissions de CO₂

L’industrie du verre émettait en 2017 2,7 MtCO2e (millions de tonnes équivalent CO₂) selon la fédération des industries du verre, ce qui correspond à 0,6% des émissions nationales. Cela est en grande partie dû à l’utilisation des combustibles fossiles pour faire fonctionner les fours. Si le verre est recyclable à 100% et à l’infini, les trajets pour acheminer le verre jeté jusqu’aux verreries polluent, ainsi que la fabrication de nouveaux contenants.

Pour pallier ce problème, Célie Couché a décidé en 2016 de fonder Bout’ à Bout’. Cette entreprise propose une gestion complète du réemploi du verre. Aujourd’hui, elle couvre plus de 500 références ainsi que 220 points de vente et de collecte. C’est le retour du système de la consigne qui permet d’économiser 79% d’énergie, 77% d’émissions de CO₂, et 51% d’eau selon l’ADEME.

Une levée de fonds pour se développer dans le Grand Ouest

Bout’ à Bout' lève 7,3 millions d’euros auprès d’acteurs aussi variés que des industriels, des distributeurs de boissons, des fonds d’investissement, des autorités publiques et des business angels. Parmi ceux-ci : Demeter, Verallia, Lita, Mandarine Gestion, LVVD, Jardins de l’Orbrie et plus de 300 citoyens.

Avec ce capital, la jeune pousse prévoit de développer son réseau pour travailler d’ici 2025 avec 800 producteurs et 1000 points de vente. Pour relever ce défi, une usine qui permettra de laver 60 000 millions de bouteilles par an ouvrira à Carquefou près de Nantes mi-2023. Il s’agira de la plus grande structure de ce type en France.

En plus de participer à la transition énergétique française, cette initiative créera des emplois et aidera les producteurs de vin dans “ce contexte de tensions sur le marché des matières sèches”, comme l’explique dans un communiqué de presse Stéphanie Hillard, directrice d’investissement chez Demeter.

Sommaire

  • Bout’ à Bout’ réinstaure la consigne pour réduire les émissions de CO₂
  • Une levée de fonds pour se développer dans le Grand Ouest