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L’état accordera une aide de 2,9 milliards d’€ pour STMicroelectronics à Crolles

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L’État accorde une aide de 2,9 milliards d’€ à STMicroelectronics

Crédit image : Usines de Crolles - Thomas Pueyo

Pour encourager l’industrie française, notamment dans la production de puces électroniques, l’État français va aider, à hauteur de 2,9 milliards, l’entreprise STMicroelectronics.

Ce lundi 5 juin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a dévoilé le montant de l’aide accordée à l’entreprise STMicroelectronics et GlobalFoundries sur le site de Crolles. Cette usine de semi-conducteurs dédiée à la création de puces électroniques met en avant son plan d’investissement de 7,5 milliards d’euros comprenant l’aide de l’État à hauteur de 2,9 milliards d’euros. Un plan ambitieux, visant à améliorer et à renforcer la place de l’entreprise dans la concurrence mondiale, dominée en partie par les fabricants asiatiques.

Une aide intégrée au plan d’investissement de 7,5 milliards d’euros

C’est officiel, l’État va encourager l’entreprise franco-italienne STMicroelectronics en mettant à disposition une enveloppe de 2,9 milliards d’euros.

« Le soutien de l’État français est provisionné dans le volet semi-conducteur de France 2030, qui représentera un total de 5,5 milliards d’euros sur cinq ans et qui permettra de doubler la production de puces d’ici 2028 » estime Bruno Le Maire. Cela pourra, selon ses propres mots dans un communiqué de presse, permettre de « déclencher près de 18 milliards d’euros d’investissements sur tout le territoire français ».

Par ailleurs, le ministre a attesté que si l’usine devenait plus rentable que les prévisions, une partie de l’aide de l’état serait réutilisée dans les autorités publiques.

Cela représentera, selon Bruno Le Maire, « le plus grand investissement industriel hors nucléaire des dernières décennies ». Avec ce projet, la France s’engage donc pour l’avenir, avec objectif de prendre une place imposante dans la course face à l’Asie et notamment la Chine.

Objectif : la création de 1000 emplois et le renforcement de l’indépendance industrielle européenne

Cette future usine, qui est au cœur du projet, pourra créer une souche de près de 1000 emplois. Elle sera d’ailleurs intégrée pleinement au « Chips Act », le programme de l’Union européenne. Ce programme qui a pour ambition d’atteindre 20 % du marché mondial des semi-conducteurs d’ici 2030.

L’aide de l’État français vient donc s’ajouter à ce programme de l’Union européenne, qui prévoit de mobiliser plus de 43 milliards d’euros, en utilisant les fonds privés et publics dans la production de puces.

Avec ce plan d’investissement, l’Europe compte bien relancer la course avec l’Asie et augmenter la compétitivité des entreprises européennes.

Ce renforcement de la compétitivité des entreprises européennes s’inscrit aussi, sous fond de rupture des approvisionnements lors de la crise de la COVID et de l’invasion de l’Ukraine, qui a mis à jour les faiblesses logistiques de l’Europe sur sa capacité à faire fonctionner son tissu industriel avec moins de dépendance face à ses fournisseurs internationaux. L’État français poursuit ici deux objectifs : la création d’emplois sur le territoire et la préservation de ses intérêts économiques en sécurisant l’approvisionnement en puces, qui sont devenues un enjeu stratégique majeur.

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Sommaire

  • Une aide intégrée au plan d’investissement de 7,5 milliards d’euros
  • Objectif : la création de 1000 emplois et le renforcement de l’indépendance industrielle européenne